Il existe au sein de notre société, un mal silencieux, sournois, ce mal tue  à petit feu : c’est le burn-out.

Tout le monde est au courant et ferme les yeux.

Aujourd’hui le sujet est éludé : un jour, un salarié, un agent efficace, impliqué, investi, s’absente en maladie un temps prolongé, puis disparaît du milieu professionnel. Ses collègues, avaient bien remarqué son changement de comportement, mais sans indicateurs objectifs comme une déclaration d’accident du travail ou maladie professionnelle, cette absence n’est pas portée en discussion dans le collectif de travail.

C’est pour cela que depuis des années, la CFE CGC demande la reconnaissance en maladie professionnelle de ces cas d’épuisement professionnel.
Pour 3 raisons :

• D’abord pour le salarié. Pour qu’il puisse se dire : « Je ne suis pas malade, c’est mon travail qui m’a rendu comme cela ». C’est la première marche vers la reconstruction.

• Ensuite pour que les CHSCT puissent s’emparer d’indicateurs objectifs. La prévention pourra alors commencer avec l’analyse de la Charge de travail, des conflits de valeur et de la charge émotionnelle.

• Enfin pour une répartition équitable du cout des pathologies liées au travail, le surcout lié à ces pathologies est pris en charge par le régime général de Sécurité sociale.

Au contact, chaque jour, des salariés dans les entreprises, la prévention du syndrome d’épuisement est bien sûr une priorité pour la CFE-CGC, tout comme pour les services de santé au travail. Elle devrait aussi l’être pour les employeurs. En effet, en plus de leur obligation de sécurité, le coût caché de cette pathologie est immense (erreurs imputables aux troubles cognitifs, perte d’un salarié investi, image sociale de l’entreprise).

Les salariés des TPE ne sont à l’abri de ce fléau. Notre enquête* révèle que pour 57 % des salariés de l’encadrement, la charge de travail est très importante (contre 44 % en 2012). Les contraintes de ces salariés, nous les connaissons : travail dans l’urgence, polyvalence,…

Voter pour la CFE-CGC à l’occasion des élections professionnelles, c’est choisir des interlocuteurs qui porteront cette thématique forte au niveau de votre territoire.

 

* Sondage « Les salariés de l’encadrement des TPE » CFE-CGC/ opinionway, mai 2016