À l’occasion d’une table ronde organisée le 2 septembre dans le cadre de la Foire de Châlons-en-Champagne, le secrétaire général de la CFE-CGC, Alain Giffard, a rappelé combien notre organisation était engagée au service des millions de salariés travaillant dans les TPE.

Développer le dialogue social dans les entreprises et faire respecter les droit des salariés, y compris dans les deux millions de TPE qui ne comptent ni élus du personnel ni comité d’entreprise, est une des priorités constantes de la CFE-CGC. C’est ce qu’a tenu à rappeler Alain Giffard le 2 septembre à l’occasion d’un débat intitulé « Un syndicalisme de partenariat dans les TPE comme dans les grandes entreprises » réunissant, outre notre secrétaire confédéral, Benoist Apparu, maire (LR) de Châlons-en-Champagne et ancien ministre, Joseph Puzo (PDG d’Axon’Cable), et deux représentants de l’Union professionnelle artisanale (UPA) en la personne de Christian Blanckaert et Éric Claudon.

 

Un syndicalisme de partenariat dans les TPE

 

Le rôle crucial des partenaires sociaux et des branches
Face aux enjeux cruciaux liés aux évolutions législatives (loi Travail) et aux mutations du monde du travail (impacts du numérique, statut des travailleurs indépendants…), chacun s’accorde à reconnaître qu’il est plus que jamais nécessaire de favoriser le dialogue social sans court-circuiter les partenaires sociaux et les branches professionnelles. Ces dernières sont en effet « un indispensable amortisseur » souligne Alain Giffard, permettant d’adapter les règles sociales aux spécificités des activités en empêchant un dumping social entre entreprises d’un même secteur, qu’ils s’agissent de TPE, de PME ou de grosses structures.

Au passage, le secrétaire général de la CFE-CGC a une nouvelle fois fustigé la loi Travail, « un texte inabouti dont les différents dispositifs ne répondent pas du tout aux défis qui sont devant nous, en particulier la digitalisation de l’économie et le nécessaire accompagnement d’un nombre croissant de salariés dans les TPE comme les grandes entreprises ».

Les élections TPE, un scrutin décisif
Si favoriser le dialogue social dans les TPE, combattre l’isolement juridique dont pâtissent souvent les salariés et prévenir un certain nombre de conflits au travail qui finissent aux prud’hommes par manque de prévention sont autant d’objectifs prioritaires, Alain Giffard rappelle également que « ce n’est pas la peur des prud’hommes qui incite un chef d’entreprise à ne pas embaucher, mais plutôt la morosité ambiante de l’activité et des carnets de commande ».

Plébiscitant « un syndicalisme de services en faveur des TPE » et des quelques cinq millions de salariés conviés à élire (du 28 novembre au 12 décembre) les partenaires sociaux et à désigner les salariés qui les représenteront au sein des commissions paritaires régionales interprofessionnelles (CPRI) pour négocier les conventions et les accords collectifs, Alain Giffard invite donc les salariés à se mobiliser fortement lors de ce scrutin décisif !